Décoration d’hôtel

Décoration d’un hôtel et spa aux Sables d’Olonne

Les hôtels recherchent en permanence une décoration qui les distingue, au travers d’un univers qui leur soit propre. N’être plus un lieu impersonnel de passage, où l’on ne fait qu’y dormir, mais au contraire donner au voyageur le sentiment d’un chez soi retrouvé, tel est le défi entamé depuis plusieurs années par les établissements hôteliers. Deux catégories d’hôtels s’opposent sur cet exercice : il y a ceux qui optent pour une décoration très design, voire de luxe, avec des lignes épurées, sobres. Et il y a les autres : ceux qui veulent nous raconter une histoire.

Hôtel

Celui dont je vais vous parler, un hôtel & SPA de charme situé à quelque pas de la plage des Sables d’Olonne, appartient à cette seconde catégorie. J’ai eu le plaisir de participer à la décoration de ses parties communes. A tous les étages vous trouverez une vingtaine de mes créations oniriques et ludiques.

Suivez votre guide (jusqu’au bout … surtout si vous voulez les coordonnées de l'hôtel)

La décoration théâtrale fait son entrée à l’hôtel

Il y a dans cet hôtel 3* rénové quelque chose qui me frappe à peine le seuil franchi : j’ai l'impression d’y être attendue telle une VIP (3 Lettres qui, soit dit en passant, me vont bien à moi VIrginie Poujol). Mais pas le temps de poser mes bagages : « on a des choses à me montrer ». Je glousse sous cape, car j’adore les tempos rapides et les surprises. Première étape : on me fait traverser un couloir révérencieux richement décoré. Cela commence bien : je suis saluée par une haie d’honneur…

couloirHotel

La garde robe empruntée à des décors de théâtre m’apparait comme une antichambre d’un garde manger qui serait caché dans l’hôtel. Prémisse de bonne chair, mon estomac de voyageur se régale à l’idée de savourer bientôt un bon petit déjeuner local, tandis qu’interpellée par la décoration scénique qui entoure mon entrée dans l’hôtel, je m’aventure dans une question aussi ubuesque que sincère : « ne serait-ce pas l’habit de Monsieur Lapin qui est suspendue ici dans ce vestibule ? ». Les propriétaires esquissent un sourire et en guise de réponse, m’indiquent le mur du fond, où se dessine l'arc de Cupidon que j’ai réalisé pour eux.

Je leur fait alors remarquer qu’avec une telle décoration, leur hôtel a des airs de Venise. « Qu’il nous faille aller à la rencontre de l’amour, c’est dans cet hôtel qu’il nous sierra de dormir : sa décoration vertueuse a valeur de parcours initiatique vers le bonheur ! ». Mais à ce qu’il parait, je n’ai encore rien vu de l’endroit. Et pour mieux me mettre la tête à l’envers, on m’invite à regarder en haut pour la deuxième étape de la visite.

A l’étage de l’hôtel, un cœur géant décore tout un pan de mur

Un tableau sur bois découpé peint en rouge flamboyant avec un glacis sombre vient orner le mur d’un des étages de l’hôtel.  J’apprécie particulièrement la dualité qui s’opère entre les lignes droites qui structurent le mur, et les formes courbes du cœur. Je n’aurais pas pensé qu’une telle association était possible. Le résultat est aussi surprenant qu’agréable à l’œil.

coeurHotel

Ce cœur géant est composé de deux parties et porte le joli nom de diptyque amoureux.

coeurHotel2

A s’être appropriés ainsi mon tableau en l’intégrant généreusement dans leur décoration de leur hôtel, pas de doute les propriétaires ont grand cœur…
Il faut dire qu’ils l’aiment ce lieu chargé d’histoire. Parmi de nombreuses anecdotes qu’ils se plaisent à nous faire revivre, il y a celle d’un certain Angelo Giuseppe Roncalli qui a séjourné ici, le temps de la fête de la mer.
– « Et quelques années après, il devint le pape Jean XXIII. Au fait, vous voulez voir le SPA ? On y accède par ici ».

Et voici comment en quelques mots et quelques marches supérieures, je passe dans cet hôtel, des confessions à la lumière.

Le SPA de l’hôtel : une décoration simple mais bien pensée

Rien d’ostentatoire dans la décoration du SPA de l’hôtel et pourtant il n’y a aucune fausse note. Le mobilier décliné dans des tons clairs s’intègre parfaitement bien avec les poutres métalliques.

SpaHotel

Niché sur la terrasse de l’établissement, d’où on aperçoit la mer à quelques mètres seulement de là, c’est un véritable cocon qui invite à la farniente.
Le jacuzzi vide n’attend que moi. Allez hop…

spaHotel2

– Quoi « non » ?
– « On a d’autres choses à vous montrer »

Bon, pour tout dire, je ne regrette pas de poursuivre la visite : ce qui m’attend c’est ce superbe sauna.

saunaHotel

Ah et dire qu’au moment où j’écris ces mots à la sueur de mon front, certains en profitent… Et moi une douce torpeur m’envahit, sous l’influence des équipements d’aromathérapie et de luminothérapie.

Quand des effets lumineux subliment la décoration de l’hôtel

J’ai du me laisser aller à l’infrarouge, parce que quand je rouvre les yeux, les propriétaires de l’hôtel ne sont plus à mes côtés. Ils m’ont laissé une petite note manuscrite m’indiquant la suite du programme : « chaque couloir est décoré selon une thématique. Des éclairages osés donnant tantôt dans des tons chauds, tantôt dans des tons froids, viennent surligner les murs tapissés où sont mis en scène vos tableaux décoratifs. La force du visuel s’imposera à votre regard. Bref, vous allez vous  amuser comme une enfant jusqu’à votre chambre. Nous vous souhaitons une bonne découverte ».

Petit mot en main, je sors donc du sauna. Une libellule décorative (ma création !) me dit « viens, suis moi ! ».  Je tourne à droite, cela me parait logique.

libelluleHotel

Je ressens quelque chose de spécial : avec sa couleur pomme verte, cette décoration fluo du couloir de l’hôtel réveille ma gourmandise. J’ai soudain soif de saveurs. J’ai soif de vie ! En fait, j’ai l’impression d’être avec Alice au Pays des Merveilles une nuit pleine d’étoiles.

panneauHotel

Quelques mètres plus loin, je quitte le pays d’Alice avec un don d’ubiquité.  … Je suis à la fois à Paris, Sydney, New York… ! Quel drôle d’hôtel décidément !

tagHotel

Alors mon verdict ? Je trouve que l’hôtel a fait un pari décoratif audacieux en taguant ses murs de mes décors et de néons de couleurs, mais au final le résultat est joyeux…  Bref, je like et je le tague !

Même les escaliers de l’hôtel sont décorés

Bon, ce n’est pas tout ça, mais il faudrait quand même que je trouve ma chambre moi… Evidemment, jeu d’enfant, jeu d’enfant, mon œil : je me perds dans les étages de l’hôtel qui se joue de moi. Heureusement, un réverbère décoratif  prend soin de mes pas et de mon image échevelée grâce à son miroir intégré.

reverbereHotel

Je grimpe encore, espérant trouver ma chambre, je pousse une porte, encore un escalier qui se dérobe, m’emmène dans l’autre sens ! Pourvu quand même que je n’atterrisse pas aux souterrains qui parait-il existent sous l’hôtel…

En fait, non j’arrive dans un endroit lumineux. Dites charmante demoiselle rose plantée là, vous n’auriez pas vu ma chambre ?

silhouetteHotel

Evidemment, j’aurais du m’en douter : c’est un trompe l’œil. Je le reconnais d’ailleurs : c’est le même que celui qui décore une salle de loisirs à l’hôpital de Garches (spécial émission D&Co sur M6).

La décoration extérieure d’un hôtel compte autant que sa déco d’intérieur

Voilà donc pourquoi l’endroit précédent était lumineux : je me retrouve maintenant dans l’arrière cour de l’hôtel.

coursHotel

Décoré aux couleurs du pays vendéen, ce patio est d’une telle quiétude… J’imagine les vacanciers heureux en train de profiter du barbecue et des tables à l’abri des regards (sur la droite).

veloHotel3

Ah oui, c’est vrai ça : aux Sables d’Olonne, le vélo est de rigueur. C’est l’élément de décoration des cours d’hôtel !

Bon je rentre. Comme déjà dit : « c’est pas tout ça ».

Ah encore un couloir : mes hôtes se sont plus à faire un clin d’œil aux vélos vendéens.

velohotel

Vélo de décoration vu de près

veloHotel2

Bon récapitulons, l’arc de cupidon, c’est vu. Le cœur géant c’est vu. La libellule, le panneau étoiles, les tags aussi. Les vélos, le spa, le vélo… Je me dis que cette fois ça y’est je vais enfin pouvoir aller me reposer dans ma chambre.

D’ailleurs voilà la clé de la porte.

cleHotel

Mince un peu grande. Ok je comprends l’allusion.

Décoration de l’hôtel sur un mode onirique

En parcourant les dédales de l’hôtel ainsi décoré de façon totalement insolite, je me sens redevenir la gosse qui passait ses vacances d’été en Vendée. J’en ai des souvenirs merveilleux qui ont la délicatesse de la madeleine de Proust. A chaque palier, on a l’impression d’ouvrir un placard foisonnant de bonnes idées pour rêver.  

Ce qu’on voit c’est donc la clé du placard !

Décoration coquine et sexy pour hôtel romantique

Dans cet hôtel, rien n’est laissé au hasard et sa décoration affiche sans hypocrisie et avec bon goût la possibilité de louer une chambre l’après-midi. Avec un service champagne que l’on retrouve également accessible dans le cas de nuitées romantiques. Voilà une bonne nouvelle pour des amoureux. Ci-dessous l’étage rose de l’hôtel intégrant un décor trompe l’œil en forme de guêpière, avec des artifices en 3D rappelant les jarretelles.

couloirHotel2

La peinture rose employée dans ce couloir de l’hôtel fait particulièrement bien ressortir le noir du décor en forme de guêpière.

guepiereHotel

Un peu plus loin vous pourrez admirer un autre décor rose 

boucheHotel

Des lèvres réalisées sur du bois peint, travaillées avec divers glacis pour donner l’impression d’un vrai gloss. Du vrai trompe l’œil par ses effets matières pour un résultat décoratif de charme (vous pouvez me commander ces lèvres dans ma boutique en ligne).

Pour la décoration des chambres d’hôtel, la modernité s’impose

J’ai enfin trouvé ma chambre. Elle me plait. Bien que personnalisées, les chambres de l’hôtel sont décorées de façon à intégrer les tendances actuelles. Modernité et fonctionnalité sont les maitres mots à respecter.

ChambreHotel

Dans cette chambre spacieuse, je dors donc du sommeil des justes…
Mais déjà c’est l’heure du petit déjeuner. Je décide de ne pas le prendre au lit. Parce que cet hôtel je l’adore, et j’ai bien envie de me refaire une petite virée cosmique. Voyons donc ce que m’attend cette nouvelle journée ici…

Quand la décoration XIXème de l’hôtel rencontre la sobriété du 21ème siècle

Décidément cet hôtel est un capharnaüm de bonnes surprises avec une décoration exceptionnelle fait voyager dans le temps

plafondHotel

Le plafond de la salle du petit déjeuner de cet hôtel est richement décoré, ce qui fait dire à ses propriétaires avec malice qu’ils ont là le « petit Versaillais sablais ».  Dorures et moulures au plafond datant du début du XIXe siècle, fresques aux murs et peintures sur toiles d'Émile Roy (1911) nous apportent la quiétude du temps d’antan, quand on savait prendre le temps et que celui-ci avait un vrai sens.

La pièce entière a été remise au goût du jour avec un piano qui résonne jusque dans les couloirs et étages supérieurs, où vous trouverez accrochés au mur des notes de musique laquées, un violon, et même un saxophone… Et si vous restez trop longtemps dans cet hôtel à la décoration magique, prenez garde qu’on n’abuse de vos sens : on serait bien capable de vous faire asseoir sur un fauteuil d’orchestre… mural.

Mais si vous suivez pas à pas la douce mélodie, vous parviendrez jusqu’à la salle de sport ultra moderne. Une autre façon de rajeunir après avoir parcouru 300 ans d’histoire en quelques mètres…

fitnessHotel

Un séjour dans cet hôtel et SPA doté d’équipements dernier cri (vélo elliptique, rameur, …) vous aidera à vous remettre en forme en douceur ou à conserver celle que vous avez déjà. Et il parait que vous pouvez même prendre rendez-vous pour des massages en sus du fauteuil massant : génial non ?

Une décoration plus sobre pour la salle de séminaire de l’hôtel

La décoration a été juste dosée ce qu’il fallait pour que cette salle de séminaire soit avant tout fonctionnelle et claire.

Stitched Panorama

Lorsque des couleurs sont apportées dans cette salle, c’est par le biais de set de table. La lumière et les murs blancs créent un effet d’espace nécessaire au bien être des stagiaires  même si cette salle de séminaire est déjà d’une grande capacité d’accueil. Ici pas de décor trompe l’œil, c’est volontaire pour laisser place nette aux utilisateurs de la salle. Travaillez bien !

Pour moi c’est fini l’heure de la visite, il me faut reprendre la route. Mais avant de partir, dernier petit tour de la ville, dans  cette jolie voiture…

voitureHotel

J’espère que la visite au format carte postale vous a plu. Bien sur elle est un peu romancée et l’hôtel est plus simple à parcourir qu’il n’y parait dans cet article !

Pour profiter en vrai de ce joli lieu : hôtel Arc en Ciel 3*** (13 rue de Chanzy 85100 Les Sables d'Olonne).

Merci à Pascale et Frédéric Decle, les propriétaires. Si depuis 6 ans j’ai la chance de servir des clients adorables, travailler pour ces hôteliers a été un plaisir : de belles personnes qui aiment leur métier…

Ils ont abattu un travail énorme pour rénover ce bâtiment, avec des doigts de fée.

Crédits photo : images fournies par l'hôtel et retouchées par mes soins ; sauf la première (© pixarno – fotolia)

Un trophée de haut vol

Il était une fois une jolie musique qui dansait dans ma tête
Celle de mon Val d'Allier, de ces terres natales que j'ai longtemps foulées, munies de grandes bottes pour savourer la joie de m'enfoncer dans leurs douceurs moelleuses et respirer à plein poumon ce parfum d'humus que j'aime tant, vous savez celui des prés à champignons quand il bruine…
Celle de l'eau qui coule, comme dans mes veines, celle de mes sources de vie, celle des cascades qui ressourcent, celle de l'eau si disponible et de plus en plus rare, en espérant que nous pourrons toujours y plonger notre main… Il nous faudra jamais nous défaire de cette volonté.

Il était une jolie musique dans ma tête et je dansais avec elle
Car que serions-nous, sinon pauvres humains, si nous étions privés du plaisir de jouir de nos sens ? Sinon plus rien que loyauté ?

Elle était si jolie cette musique que j'en oubliais les plis qui froissaient mon visage fait de ténacité.

Mais une musique cela se partage
A l'occasion d'une rencontre, je parle de ma recherche créative humaniste qui m'anime, vouloir rendre ce monde plus beau, pour que jamais personne n'oublie, même les jours plus noirs, qu'on peut cueillir ce que la nature nous offre de bonheurs, même à l'état embryonnaire. Car je suis convaincue qu'un petit bonheur c'est comme un graine, quand il doit rencontrer des facteurs favorables pour se développer, il grandira. Il ne tient qu'à nous d'être le jardinier de notre destin. Ne plus croire en cette flammèche, c'est déjà se résigner à mourir, c'est renoncer à la vitalité.

De cette rencontre nait le projet – une commande même : "à vous de composer une sculpture qui viendra récompenser un travail de photographie de notre territoire, incarnant des valeurs morales, sensorielles et techniques ; une sculpture vivante et de grande taille". On me fait confiance.

Et la musique m'entraine avec exigence, des mots turbulents se mettent à papillonner, des tourbillons d'images me soufflent l'inspiration. Je me souviens que mon territoire, notre territoire, avait été photographié il y a quelques temps vu du ciel. J'imagine aussitôt un deltaplane androïde.

Ce qui me fait penser à vieux polaroid. Et si je m'amusais à jouer de la dualité entre numérique et argentique ?

L'un n'a pas dit son dernier mot.

Trophée télécommandé

Je trouve cela rigolo que mon roboïde géant soit télécommandé par une toute petite souris incrustée dans son cerveau, au-dessus de ses oreilles qui lui servent d'ailes. Une spectatrice avisée m'explique que ma sculpture lui rappelle la Victoire de Samothrace. J'aime cette perspective divine.

Trophée connecté

De son corps, plissé comme de l'eau qui coule en cascade, jaillit une clé USB… A nous de faire les branchements sur la toile que je symbolise par des branches d'arbres se terminant comme des terminaisons nerveuses prêtes à s'interconnecter. Je ne sais plus si cette sculpture est inerte ou vivante, virtuelle ou réelle. Je ne suis plus qu'humilité devant elle qui m'a amenée là où je ne m'attendais pas.

Un trophée haut en couleur

Une lampe à led bientôt donnera toutes ses couleurs technologiques à cette sculpture… La led, je la mettrai juste à côté de ces grosses bulles d'eau qu'on aperçoit au travers de ma légèreté évanescente qui bout du sang de mes terres.

Il y aussi une chaine qui pend le long de l'ossature de la sculpture, partant du cou, pour se river au sol. Une chaine pour le lien, une chaine pour se rappeler notre liberté de pensée, une chaine comme un sautoir courant le long d'un dos dénudé jusqu'à l'échine. Bien sur que je voulais signer de ma féminité cette sculpture et…

J'ai poussé l'audace jusqu'à passer une boucle en strass dans la pellicule photo qui ceinture l'oeuvre… Ma crazy french touch qui se joue des codes de la haute couture en les plaçant dans mes créations.

Et pour symboliser l'attractivité du territoire, j'ai imaginé ces ronds dans l'eau… de plus en plus grands, ils vont atteindre un autre rivage et toucher leur but. Des ronds comme une cible…

Que vient viser un objectif. Le mien, le notre, ensemble autrement.

Qui détient ce superbe trophée ?

Cette année 2015, ma création a été remise par Vichy Val d'Allier Développement à La Cuisine Artisanale qui est ainsi devenu le lauréat Coup de Coeur des DCF Vichy, de la semaine nationale de la performance commerciale (soirée du 08 juin 2015 au Palais des Congrès à Vichy). 

Le 03 juin 2013, elle avait été remise de la même façon à Paléopolis.

Dans 2 ans, ce trophée sera remis à une autre entreprise lauréate ! L'art va vivre… Nous réunir…
PS : pensez aussi à parcourir le site de Vichy Val d'Allier Développement, vous découvrirez notre dynamisme et notre belle nature (humaine, pas que paysagère !).

Trophée vue de face. Merci à Bruno Pinard Legry pour notre échange. Vraiment.

Merci à tous ceux qui ont accompagné cette remise de trophée. Ainsi qu'au sous-préfet de Vichy et au président de VVAD qui ont cité devant l'assemblée de 300 dirigeants et représentants du monde économique, le 08.06.2015, mes mots sur "le bonheur qui se sème" des phrases que cette sculpture m'avait inspirée et qu'on peut lire plus haut sur cette page.

Et vue de profil (mais attention les profils droite et gauche ne sont pas symétriques !)

Un trophée qui prend le nom de U

C'était évident, une question aussi pertinente que lancinante de VVAD : "il faut lui donner un nom à cette sculpture". Je ne "voyais" pas lequel… Pourtant c'était évident. Mais plus j'y réfléchissais, plus je me perdais dans des complications sémantiques. Il me fallait un nom court, qui sonne. Un nom original, il ne pouvait en être autrement. En accord avec le caractère androïde – cyber – humanoïde révélé dans la création sculptée. Un nom de code. Comme dans les jeux vidéo peuplés de héros intergalactiques. Et aussi un nom qui fasse un clin d’œil aux découvertes scientifiques, aux étiquetages archéologiques ou géologiques. Et puis au hasard d'une lecture, la révélation m'est apparue.  Dans ce livre *, on parlait des théories du changement émergent, en décrivant la façon dont les civilisations résistent à la désintégration, expriment leur humanisme et innovent. Il était fait état de processus qui font appel à de nouvelles voies de communication portant sur l’espoir, la foi, la joie, la confiance, au milieu de la complexité des interactions qui nous animent au plan personnel, collectif et sociétal, dans un monde contemporain turbulent. J'ai surtout aimé cette acceptation du chaos et de la non linéarité, le passage d’un état stable à une désorganisation éventuellement si choquante qu'elle est déniée par la société, pour arriver à une création plus pleine, plus vraie, sur la rive d’en face : l’évolution c’est aussi cela, par sauts. Je me suis reconnue avec mes multiples U… J'ai reconnu dans ce U les éléments symboliques de ma sculpture, tout comme les valeurs de VVAD.
(Sans compter qu'un U (qui se prononce "you" en anglais) c'est presque le V de Vichy ou de Val d'Allier ! C'est aussi un clin d'oeil aux ailes de la victoire de Samothrace !)

Ce nom U, majuscule, magistral, qui à lui seul et uniquement par sa forme graphique se passant de tout commentaire, témoigne de la puissance des liens, ne pouvait être autre que le nom de ce trophée.

Vous aimez cette sculpture ? Attendez les prochaines : de pures folies…
 

* « Théorie U changement émergent et innovation », sous la direction d’Isabelle Mahy et Paul Carle, Presse de l’Université du Québec